Convertir un EML en PDF

Transformer un e-mail enregistré en document que l’on peut classer, imprimer ou transmettre — sans le confier à un service de conversion.

Convertissez votre e-mail en PDF

Déposez le fichier .eml ou .msg, vérifiez qu’il s’agit du bon message, puis exportez. La conversion est faite par votre navigateur, pas par un serveur.

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Ou lisez d’abord comment cela fonctionne.

Pourquoi un PDF plutôt que le fichier d’origine

Un fichier .eml est excellent pour un logiciel de messagerie et inexploitable pour tout le reste. Il ne se joint pas à un dossier, il ne se dépose pas dans une GED, il ne s’ouvre pas chez un destinataire qui n’a aucun client de messagerie installé. Et rien ne garantit que le logiciel qui l’ouvre aujourd’hui sera encore là dans cinq ans.

Le PDF n’a aucun de ces défauts. Il s’ouvre partout, il s’imprime de manière prévisible, il se signe, il s’archive. Surtout, il fige : le message n’évolue plus avec le logiciel qui l’affiche. C’est exactement ce que l’on attend d’une pièce que l’on verse à un dossier, que l’on transmet à un avocat, à un assureur, à un expert-comptable ou à un service contentieux.

Les trois éléments qui comptent dans ce cas-là sont toujours les mêmes : qui a écrit à qui, quand, et ce qui était joint. Un PDF bien fait les conserve ensemble, sur une page qu’un humain peut lire sans aucun logiciel spécialisé.

La conversion en trois étapes

  1. Déposez le fichier .eml ou .msg dans la zone prévue, ou cliquez pour le sélectionner.
  2. Vérifiez le message qui s’affiche : expéditeur, destinataires, date, objet, corps du message et liste des pièces jointes.
  3. Choisissez Télécharger le PDF.

Il n’y a pas d’étape intermédiaire, pas de compte à créer, pas d’adresse à laisser pour recevoir un lien. La deuxième étape n’est pas décorative : quand on convertit une série de messages exportés en lot, c’est le seul moment où l’on vérifie que le fichier ouvert est bien celui que l’on croit.

La lecture du fichier et son affichage à l’écran sont gratuits et sans limite de nombre. Seul l’export en PDF et le téléchargement des pièces jointes sont payants : vous voyez donc toujours le message en entier avant de décider de le convertir.

Ce que les convertisseurs en ligne ne disent pas

Où va votre message

La plupart des convertisseurs EML → PDF accessibles en ligne fonctionnent de la même façon : ils envoient votre fichier sur leur serveur, le convertissent là-bas, puis vous donnent un lien de téléchargement. Cela signifie qu’une copie intégrale d’un message privé se trouve sur la machine d’un tiers, pour la durée que fixe sa politique de conservation — quand elle en publie une.

Ici, la conversion est faite par du code qui s’exécute dans votre navigateur. Rien n’est envoyé, et vous n’avez pas à nous croire sur parole : ouvrez le panneau Réseau des outils de développement de votre navigateur, puis convertissez un fichier. Aucune requête ne transporte le message vers l’extérieur.

Pour une photo de vacances, la distinction est théorique. Pour un contrat, un bulletin de paie, un échange avec un patient ou un client, elle est toute la question — d’autant qu’un e-mail contient presque toujours des données personnelles qui ne sont pas les vôtres, et dont vous êtes responsable au sens du RGPD.

Ce que contient le PDF, et ce qu’il ne contient pas

Le PDF reprend, dans cet ordre : le bloc d’en-têtes lisibles (expéditeur, destinataires, date, objet), le corps du message, puis la liste des pièces jointes avec leur nom et leur taille.

  • Les pièces jointes ne sont pas incorporées au PDF. Un tableur de 20 Mo enfermé dans un PDF ne sert à personne : elles sont listées, et vous les téléchargez séparément pour les conserver à côté du document.
  • La mise en forme riche n’est pas reproduite à l’identique. L’objectif est un document lisible et archivable, pas un fac-similé de l’affichage d’un client de messagerie donné.
  • Les images distantes ne sont pas chargées. Ce sont les pixels espions qui préviennent l’expéditeur que vous avez ouvert son message ; les bloquer est volontaire, et c’est aussi pour cela que le PDF ne les contient pas.

Les en-têtes techniques complets — la liste des serveurs traversés et les résultats d’authentification SPF, DKIM et DMARC enregistrés par le serveur qui a accepté le message — sont consultables à l’écran, gratuitement, dans la section dédiée du lecteur.

Si votre fichier vient d’Outlook

Outlook n’enregistre pas les messages en .eml mais dans son propre format, .msg. Vous pouvez le déposer directement : le lecteur reconnaît les deux formats à la signature du fichier et non à son extension, ce qui évite d’avoir à réexporter le message avant de le convertir.

Une limite à connaître, parce qu’elle change le résultat : Outlook range souvent la version HTML du corps dans un bloc RTF compressé, que nous ne décompressons pas. Pour ces messages, le PDF contient la version texte du corps. Les en-têtes, les destinataires et la liste des pièces jointes, eux, sont complets. Le détail est expliqué sur la page consacrée aux fichiers .msg.

Le cas voisin est la pièce jointe nommée winmail.dat : ce n’est pas un e-mail mais un emballage propriétaire, que nous n’ouvrons pas. La page correspondante explique quoi demander à l’expéditeur.

Gratuit, payant : la ligne de partage

  • Gratuit et sans limite de nombre — ouvrir le fichier, lire l’expéditeur, les destinataires, l’objet, la date et le corps du message, consulter les en-têtes techniques avec les résultats SPF, DKIM et DMARC, et voir la liste des pièces jointes avec leur nom et leur taille.
  • Payant — l’export en PDF et le téléchargement des pièces jointes. À partir de 1,99 € pour un message, 9,99 € pour un an, 19,99 € une fois pour toutes.

C’est aussi la réponse à la question que pose tout outil gratuit : ce qui finance celui-ci, ce sont les gens qui l’utilisent. Pas de publicité, pas de revente de données, pas de copie conservée sur un serveur — il n’y a pas de serveur qui reçoive vos messages. Le détail des trois formules est sur la page Tarifs.

Questions fréquentes

Mon e-mail est-il envoyé quelque part ?
Non. Le fichier est lu et converti par du JavaScript qui s’exécute dans votre navigateur. Il n’y a aucune étape d’envoi et aucune copie sur un serveur. Vous pouvez le vérifier dans le panneau Réseau des outils de développement : aucune requête ne transporte le message.
Puis-je convertir un fichier .msg d’Outlook ?
Oui. Le format propriétaire d’Outlook est lu directement, sans réexport préalable. Attention toutefois : quand Outlook a rangé le corps HTML dans un bloc RTF compressé, que nous ne décompressons pas, le PDF contient la version texte du message.
La conversion est-elle gratuite ?
Ouvrir et lire le message est gratuit et sans limite de nombre. L’export en PDF et le téléchargement des pièces jointes sont payants, à partir de 1,99 € pour un seul message.
La mise en forme de l’e-mail est-elle conservée ?
Le PDF conserve le bloc d’en-têtes, le texte du message et la liste des pièces jointes. La mise en page riche et les images distantes ne sont pas reproduites : le but est un document lisible et archivable, pas une copie d’écran du message.
Les pièces jointes sont-elles incluses dans le PDF ?
Elles y figurent par leur nom, leur type et leur taille, mais elles ne sont pas incorporées au document. Vous les téléchargez séparément et vous les conservez à côté du PDF.
Puis-je convertir plusieurs e-mails d’un coup ?
Non. La version navigateur traite un message à la fois, et les applications iOS et Android font de même. Un traitement en lot supposerait un serveur qui reçoive vos fichiers, ce que nous avons choisi de ne pas avoir.

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